« Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Hélène Constantin est formée en physiothérapie et en philosophie, mère au foyer et catéchiste. Photographe familiale, elle est maman de quatre enfants et mariée à Nicolas.

Le troisième jour après la mort du Christ, enfermée dans sa tristesse, Marie-Madeleine ne voit pas la réalité qui défile sous ses yeux. Elle se prend la tête avec ce qui s’est passé, ressasse sa déception, et est bloquée sur le quai de la tristesse.

Un peu maso ?

Connaissez-vous, vous aussi, cette tentation de se complaire dans un état de douce mélancolie, ou dans un état de victime, d’impression d’injustice, et de faire de nos déceptions et blessures nos amies les plus fidèles ? Etes-vous aussi un peu maso, au point de chercher à rester dans cet état, et de l’utiliser comme prisme pour interpréter votre quotidien ?

Quitter la tristesse

Être déçue ou blessée n’est pas un choix, et la vie est parfois si dure. Mais rester déçue, blessée ou triste l’est. Je peux choisir de quitter ce quai de la tristesse et de mettre les voiles vers le pardon et la paix intérieure ou, au contraire, choisir d’y rester bloquée, persuadée par l’illusion qu’ainsi, la vie devra toujours satisfaire mon besoin d’être consolée.

Juste faire confiance

Marie-Madeleine, depuis la mort de son Sauveur, y est amarrée à ce quai. Trop de désillusions, trop de chagrin. Elle ne voit pas ce qui se passe sous ses yeux, et reste dans ses pensées négatives. Or, Il est là. Vivant. Devant elle. Celui sur qui elle a tout misé, Celui qui lui a fait goûter la Miséricorde du Père et sa Tendresse. Celui qui l’a relevée de ses péchés, qui les a portés sur la Croix. Il est là.

Le Seigneur doit la questionner pour l’aider à sortir de son état : “Femme, pourquoi pleures-tu ?” (Jean 20, 13) Pourquoi restes-tu enfermée dans tes pensées et tes espoirs déçus ? Pourquoi choisis-tu de te couper autant du réel ? De quoi as-tu si peur ?

“Jésus lui dit alors : “Marie!” S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : “Rabbouni !”, c’est-à-dire : Maître”. (Jean 20, 16) Comme ce moment devait être intense en émotions ! Je me permets de me mettre à sa place, et je m’imagine très bien cet instant où le Seigneur m’appelle par mon nom, pour me réveiller et me sortir de mes pensées. C’est comme si Jésus me disait : Arrête ! arrête de te morfondre et de pleurer sur ton passé, sur ce qui te fait mal, sur tes péchés ! Je suis là, je suis mort pour toi, et je suis venu te dire avec tendresse combien Dieu t’aime. Fais moi juste confiance.

Parier sur l’amour ?

En cette quatrième semaine du Temps Pascal, soyons assurés que le Christ est ressuscité. La pierre est roulée, et le tombeau est vide. Voilà la réalité pour ma vie d’aujourd’hui. Mais qu’est-ce que j’en fais ? Est-ce pour moi une vérité de foi, lointaine et conceptuelle, ou est-ce la base de tout ? Est-ce que je vis de cet amour reçu de Dieu jusque dans les moindres gestes de chaque jour ?

Des blessures et des péchés, nous en avons tous, et ils feront partie de nos vies jusqu’à la mort. Cela fait partie du kit de notre nature humaine. Mais comme le dit C. Enjolet : “Celui qui accepte son vide peut remplir sa vie.” Alors nous avons le choix : nous nourrir de nos misères, ou les offrir au Christ, Lui demander de les porter sur sa Croix, et de nous en libérer. Nous pourrons alors, comme Marie-Madeleine, nous sentir consolées par le Christ, nous remettre en route, et courir, libérées et délivrées.

Gardons en tête que le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur. Comme le dit G. Adain, “tout ce que tu as toujours voulu est de l’autre côté de la peur.” Les forces sont en moi. Et surtout, le Christ est en moi. Que nous puissions nous pardonner les uns et les autres, et à nous-même. Osons parier sur l’Amour, et nous trouverons la paix, malgré toutes nos croix, et toutes nos peurs. C’est ce que le Christ n’a cessé de répéter après sa résurrection : “La paix soit avec vous !” (Jean 20, 26).

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« Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Hélène Constantin est formée en physiothérapie et en philosophie, mère au foyer et catéchiste. Photographe familiale, elle est maman de quatre enfants et mariée à Nicolas.

Le troisième jour après la mort du Christ, enfermée dans sa tristesse, Marie-Madeleine ne voit pas la réalité qui défile sous ses yeux. Elle se prend la tête avec ce qui s’est passé, ressasse sa déception, et est bloquée sur le quai de la tristesse.

Un peu maso ?

Connaissez-vous, vous aussi, cette tentation de se complaire dans un état de douce mélancolie, ou dans un état de victime, d’impression d’injustice, et de faire de nos déceptions et blessures nos amies les plus fidèles ? Etes-vous aussi un peu maso, au point de chercher à rester dans cet état, et de l’utiliser comme prisme pour interpréter votre quotidien ?

Quitter la tristesse

Être déçue ou blessée n’est pas un choix, et la vie est parfois si dure. Mais rester déçue, blessée ou triste l’est. Je peux choisir de quitter ce quai de la tristesse et de mettre les voiles vers le pardon et la paix intérieure ou, au contraire, choisir d’y rester bloquée, persuadée par l’illusion qu’ainsi, la vie devra toujours satisfaire mon besoin d’être consolée.

Juste faire confiance

Marie-Madeleine, depuis la mort de son Sauveur, y est amarrée à ce quai. Trop de désillusions, trop de chagrin. Elle ne voit pas ce qui se passe sous ses yeux, et reste dans ses pensées négatives. Or, Il est là. Vivant. Devant elle. Celui sur qui elle a tout misé, Celui qui lui a fait goûter la Miséricorde du Père et sa Tendresse. Celui qui l’a relevée de ses péchés, qui les a portés sur la Croix. Il est là.

Le Seigneur doit la questionner pour l’aider à sortir de son état : “Femme, pourquoi pleures-tu ?” (Jean 20, 13) Pourquoi restes-tu enfermée dans tes pensées et tes espoirs déçus ? Pourquoi choisis-tu de te couper autant du réel ? De quoi as-tu si peur ?

“Jésus lui dit alors : “Marie!” S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : “Rabbouni !”, c’est-à-dire : Maître”. (Jean 20, 16) Comme ce moment devait être intense en émotions ! Je me permets de me mettre à sa place, et je m’imagine très bien cet instant où le Seigneur m’appelle par mon nom, pour me réveiller et me sortir de mes pensées. C’est comme si Jésus me disait : Arrête ! arrête de te morfondre et de pleurer sur ton passé, sur ce qui te fait mal, sur tes péchés ! Je suis là, je suis mort pour toi, et je suis venu te dire avec tendresse combien Dieu t’aime. Fais moi juste confiance.

Parier sur l’amour ?

En cette quatrième semaine du Temps Pascal, soyons assurés que le Christ est ressuscité. La pierre est roulée, et le tombeau est vide. Voilà la réalité pour ma vie d’aujourd’hui. Mais qu’est-ce que j’en fais ? Est-ce pour moi une vérité de foi, lointaine et conceptuelle, ou est-ce la base de tout ? Est-ce que je vis de cet amour reçu de Dieu jusque dans les moindres gestes de chaque jour ?

Des blessures et des péchés, nous en avons tous, et ils feront partie de nos vies jusqu’à la mort. Cela fait partie du kit de notre nature humaine. Mais comme le dit C. Enjolet : “Celui qui accepte son vide peut remplir sa vie.” Alors nous avons le choix : nous nourrir de nos misères, ou les offrir au Christ, Lui demander de les porter sur sa Croix, et de nous en libérer. Nous pourrons alors, comme Marie-Madeleine, nous sentir consolées par le Christ, nous remettre en route, et courir, libérées et délivrées.

Gardons en tête que le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur. Comme le dit G. Adain, “tout ce que tu as toujours voulu est de l’autre côté de la peur.” Les forces sont en moi. Et surtout, le Christ est en moi. Que nous puissions nous pardonner les uns et les autres, et à nous-même. Osons parier sur l’Amour, et nous trouverons la paix, malgré toutes nos croix, et toutes nos peurs. C’est ce que le Christ n’a cessé de répéter après sa résurrection : “La paix soit avec vous !” (Jean 20, 26).

 

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