4 étapes pour préparer la messe en famille

Abbé Pascal Desthieux, Vicaire épiscopal de Genève
Délégué diocésain aux familles (LGF)

Voici quelques indications pour bien nous préparer, en famille, à la messe dominicale. Cette préparation est très importante. C’est parce que nous ne préparons peu que la messe risque de produire peu d’effet dans notre vie. Pourquoi tant de personnes vont régulièrement à la messe, sans que leur vie en soit transformée ? Un artiste disait : « Si je voyais sortir les gens de mes pièces de théâtre avec aussi peu d’effet que je vois sortir les gens de la messe, j’arrêterais immédiatement de jouer ! » Peut-être parce qu’elles ne se sont pas vraiment préparé à ce grand rendez-vous de l’Amour.

Nous savons bien qu’un rendez-vous amoureux, une rencontre importante, un cours à donner, tout cela se prépare. Un professeur ou une catéchiste va très vite sentir si une leçon n’a pas été assez préparée… La messe requiert une participation active de l’assemblée. Pour participer activement, il faut s’y préparer. De notre préparation va dépendre notre manière de vivre la messe, notre rencontre avec le Seigneur.

1 – S’endimancher le cœur

Autrefois, les chrétiens revêtaient les beaux habits du dimanche pour aller à la messe. Aujourd’hui, pour ceux qui travaillent la semaine en « costar cravate », c’est plutôt l’inverse : ils s’habillent « cool » le dimanche. Mais ce n’est pas cela l’important, si ce n’est l’esprit : on pourrait tout simplement « s’endimancher » le cœur. S’endimancher le cœur, c’est se réjouir d’aller à la messe, à la rencontre du Seigneur. Si le papa ou la maman lance de temps en temps : « Dans deux jours / demain / aujourd’hui, c’est dimanche, c’est le jour du Seigneur ! Nous aurons la joie d’aller en famille à la messe, pour l’écouter, le recevoir, et communier avec les amis et les paroissiens », on ira bien plus volontiers.

2 – En parler durant la semaine

On peut aussi évoquer, au cours de la semaine, comment se passera la prochaine messe en famille : « Dimanche prochain, nous entrerons dans le temps de l’Avent ; il y aura une couronne de l’Avent avec la première bougie allumée ; le prêtre sera habillé en violet ». Ou encore : « Nous irons dans telle église, ce sera tel prêtre qui prêchera, il y aura une messe des familles ».

3 – Lire les textes à l’avance

Voici un autre moyen encore plus à notre portée. Quand on va à l’opéra, surtout si le drame se joue dans une langue que l’on ne maîtrise pas, on lit la présentation de la pièce. Ainsi, on comprend mieux l’intrigue. Pourquoi ne pas nous préparer à la messe en lisant à l’avance les textes bibliques qui seront proclamés ? Nous pouvons nous procurer facilement un « Missel des dimanches », ou nous abonner à une revue qui nous donne chaque jour les textes de la liturgie[1]. Une lecture à l’avance permettra d’être plus réceptif à la Parole de Dieu, et plus attentif à l’homélie !

J’aimerais vous raconter ce que vit une famille, dans la région de Lausanne. Chacun est invité, pendant la semaine, à recopier de sa plus belle écriture l’Évangile du dimanche sur une feuille qui sera mise dans un classeur. Le samedi, avant le repas de midi, toute la famille se retrouve pour un temps de partage et de prière où on lit cet Evangile puis chacun exprime ce qu’il en retient comme important pour lui. Ayant déjà réfléchi sur l’Évangile du dimanche, cette famille participe tout autrement à la messe dominicale.

4 – Arriver à l’heure et prier

Ensuite, il y a notre entrée dans l’église. La moindre des choses pour bien se préparer au grand mystère qui va suivre, c’est d’arriver à l’heure. Et arriver à l’heure, cela veut dire venir au moins cinq minutes avant le début pour avoir le temps de prier, de préparer son cœur. Le saint curé d’Ars disait même qu’il fallait un quart d’heure pour se préparer correctement. Lui-même se préparait à la célébration de l’Eucharistie par un long temps d’adoration. Rien ni personne ne pouvait empêcher ce temps-là.

Vous avez certainement remarqué qu’il y a peu d’endroits où l’on se permet d’arriver autant en retard qu’à la messe… Je suis toujours bien gêné, comme célébrant, de voir les gens arriver en retard, c’est-à-dire après l’introduction où j’ai annoncé ce que nous fêtons aujourd’hui, que c’est une messe particulière ou encore qu’une religieuse missionnaire donnera son témoignage. Comment bien entrer dans la célébration quand on ne sait pas ce que l’on fête ?

Vous me direz : qu’allons-nous faire pendant ces quelques minutes avant que la messe commence ? Il est bon de se préparer, dans la prière, à ce grand rendez-vous. Le plus important est de demander au Seigneur d’avoir véritablement faim et soif de lui, d’être rempli du désir de le rencontrer, de l’écouter, de le recevoir. On pourra peut-être dire une prière avec les enfants, à voix basse, dans ce sens. Nous pouvons aussi invoquer le Saint-Esprit. Lui seul peut nous permettre de rencontrer profondément le Seigneur, de recevoir des mains du Père le Fils qui se donne à nous et de pouvoir nous donner avec Lui.

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[1] Comme « Prions en Eglise » (Bayard Presse) ou « Magnificat » (Publications Malesherbes). Il existe également des sites sur Internet qui permettent de consulter les lectures comme aelf.org et même recevoir les lectures du jour par mail, comme levangileauquotidien.org.

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Abbé Pascal Desthieux est vicaire épiscopal de Genève. Il est délégué diocésain aux familles (LGF)

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Nous savons bien qu’un rendez-vous amoureux, une rencontre importante, un cours à donner, tout cela se prépare. Un professeur ou une catéchiste va très vite sentir si une leçon n’a pas été assez préparée… La messe requiert une participation active de l’assemblée. Pour participer activement, il faut s’y préparer. De notre préparation va dépendre notre manière de vivre la messe, notre rencontre avec le Seigneur.

1 – S’endimancher le cœur

Autrefois, les chrétiens revêtaient les beaux habits du dimanche pour aller à la messe. Aujourd’hui, pour ceux qui travaillent la semaine en « costar cravate », c’est plutôt l’inverse : ils s’habillent « cool » le dimanche. Mais ce n’est pas cela l’important, si ce n’est l’esprit : on pourrait tout simplement « s’endimancher » le cœur. S’endimancher le cœur, c’est se réjouir d’aller à la messe, à la rencontre du Seigneur. Si le papa ou la maman lance de temps en temps : « Dans deux jours / demain / aujourd’hui, c’est dimanche, c’est le jour du Seigneur ! Nous aurons la joie d’aller en famille à la messe, pour l’écouter, le recevoir, et communier avec les amis et les paroissiens », on ira bien plus volontiers.

2 – En parler durant la semaine

On peut aussi évoquer, au cours de la semaine, comment se passera la prochaine messe en famille : « Dimanche prochain, nous entrerons dans le temps de l’Avent ; il y aura une couronne de l’Avent avec la première bougie allumée ; le prêtre sera habillé en violet ». Ou encore : « Nous irons dans telle église, ce sera tel prêtre qui prêchera, il y aura une messe des familles ».

3 – Lire les textes à l’avance

Voici un autre moyen encore plus à notre portée. Quand on va à l’opéra, surtout si le drame se joue dans une langue que l’on ne maîtrise pas, on lit la présentation de la pièce. Ainsi, on comprend mieux l’intrigue. Pourquoi ne pas nous préparer à la messe en lisant à l’avance les textes bibliques qui seront proclamés ? Nous pouvons nous procurer facilement un « Missel des dimanches », ou nous abonner à une revue qui nous donne chaque jour les textes de la liturgie[1]. Une lecture à l’avance permettra d’être plus réceptif à la Parole de Dieu, et plus attentif à l’homélie !

J’aimerais vous raconter ce que vit une famille, dans la région de Lausanne. Chacun est invité, pendant la semaine, à recopier de sa plus belle écriture l’Évangile du dimanche sur une feuille qui sera mise dans un classeur. Le samedi, avant le repas de midi, toute la famille se retrouve pour un temps de partage et de prière où on lit cet Evangile puis chacun exprime ce qu’il en retient comme important pour lui. Ayant déjà réfléchi sur l’Évangile du dimanche, cette famille participe tout autrement à la messe dominicale.

4 – Arriver à l’heure et prier

Ensuite, il y a notre entrée dans l’église. La moindre des choses pour bien se préparer au grand mystère qui va suivre, c’est d’arriver à l’heure. Et arriver à l’heure, cela veut dire venir au moins cinq minutes avant le début pour avoir le temps de prier, de préparer son cœur. Le saint curé d’Ars disait même qu’il fallait un quart d’heure pour se préparer correctement. Lui-même se préparait à la célébration de l’Eucharistie par un long temps d’adoration. Rien ni personne ne pouvait empêcher ce temps-là.

Vous avez certainement remarqué qu’il y a peu d’endroits où l’on se permet d’arriver autant en retard qu’à la messe… Je suis toujours bien gêné, comme célébrant, de voir les gens arriver en retard, c’est-à-dire après l’introduction où j’ai annoncé ce que nous fêtons aujourd’hui, que c’est une messe particulière ou encore qu’une religieuse missionnaire donnera son témoignage. Comment bien entrer dans la célébration quand on ne sait pas ce que l’on fête ?

Vous me direz : qu’allons-nous faire pendant ces quelques minutes avant que la messe commence ? Il est bon de se préparer, dans la prière, à ce grand rendez-vous. Le plus important est de demander au Seigneur d’avoir véritablement faim et soif de lui, d’être rempli du désir de le rencontrer, de l’écouter, de le recevoir. On pourra peut-être dire une prière avec les enfants, à voix basse, dans ce sens. Nous pouvons aussi invoquer le Saint-Esprit. Lui seul peut nous permettre de rencontrer profondément le Seigneur, de recevoir des mains du Père le Fils qui se donne à nous et de pouvoir nous donner avec Lui.

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[1] Comme « Prions en Eglise » (Bayard Presse) ou « Magnificat » (Publications Malesherbes). Il existe également des sites sur Internet qui permettent de consulter les lectures comme aelf.org et même recevoir les lectures du jour par mail, comme levangileauquotidien.org.

 

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