L’Avent : temps d’attente joyeuse

Bertrand Georges est diacre permanent et responsable de la pastorale familiale à Fribourg.
Papa de trois enfants, il est marié à Françoise

Bientôt Noël ! Et si nous réapprenions à nous préparer, à gérer l’impatience, à faire de la place pour accueillir l’enfant Dieu ? La beauté de la fête sera à la mesure de notre désir.

Comme un flux

Le flux publicitaires qui jaillit de partout à l’approche de Noël a de quoi nous interroger. La carte de crédit serait-elle le sésame de la joie ? La course au « toujours plus », la clé du bonheur? Et que dire de ceux qui ne peuvent pas accéder à tout cela, qui peinent à boucler les fins de mois, subissent le froid, la misère, les bombes, les migrations ? Il ne s’agit pas de culpabiliser de notre bien-être, pour lequel nous pouvons rendre grâce à Dieu, mais de voir que, face à tant de misère, cet étalement de richesses a quelque chose d’indécent.

Creuser un espace

A l’occasion, chacun est confronté à l’impossibilité d’avoir ce qu’il voudrait. Comment sommes-nous capables de gérer ces frustrations ? Les parents ont sans doute un rôle à jouer dans cet apprentissage. Accéder à toutes les demandes, permettre de tout avoir sans effort de tout posséder sans vrai désir, n’engendre à la longue, qu’insatisfaction et vulnérabilité face à l’adversité. Au contraire, une certaine privation, qui est parfois la condition du partage, ou quelque délai entre la demande et la satisfaction de celle-ci, produit le désir, qui engendre créativité et motivation. Le désir creuse en nous un espace qui dispose à se réjouir des choses simples, à accueillir l’autre, à nous ouvrir à la visite de Dieu, à l’inattendu, à la joie, comme Marie à l’Annonciation.

Se recentrer sur l’essentiel

C’est là que l’Avent déploie sa dimension pédagogique, si du moins nous sommes disposés à le vivre dans ce qu’il est vraiment : non pas d’abord le temps de la préparation matérielle de la fête de Noël, mais un appel à nous recentrer sur l’essentiel, la venue du Sauveur qui désire tant nous rejoindre dans nos besoins les plus intimes et nous combler de sa joie.

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Qui pourra vraiment accueillir Jésus à Noël ? Ceux qui, comme il y a 2000 ans lui ouvriront la porte et lui feront un peu de place.

Cet article est publié grâce à la collaboration et la générosité de :

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Bertrand Georges

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Bientôt Noël ! Et si nous réapprenions à nous préparer, à gérer l’impatience, à faire de la place pour accueillir l’enfant Dieu ? La beauté de la fête sera à la mesure de notre désir.

Comme un flux

Le flux publicitaires qui jaillit de partout à l’approche de Noël a de quoi nous interroger. La carte de crédit serait-elle le sésame de la joie ? La course au « toujours plus », la clé du bonheur? Et que dire de ceux qui ne peuvent pas accéder à tout cela, qui peinent à boucler les fins de mois, subissent le froid, la misère, les bombes, les migrations ? Il ne s’agit pas de culpabiliser de notre bien-être, pour lequel nous pouvons rendre grâce à Dieu, mais de voir que, face à tant de misère, cet étalement de richesses a quelque chose d’indécent.

Creuser un espace

A l’occasion, chacun est confronté à l’impossibilité d’avoir ce qu’il voudrait. Comment sommes-nous capables de gérer ces frustrations ? Les parents ont sans doute un rôle à jouer dans cet apprentissage. Accéder à toutes les demandes, permettre de tout avoir sans effort de tout posséder sans vrai désir, n’engendre à la longue, qu’insatisfaction et vulnérabilité face à l’adversité. Au contraire, une certaine privation, qui est parfois la condition du partage, ou quelque délai entre la demande et la satisfaction de celle-ci, produit le désir, qui engendre créativité et motivation. Le désir creuse en nous un espace qui dispose à se réjouir des choses simples, à accueillir l’autre, à nous ouvrir à la visite de Dieu, à l’inattendu, à la joie, comme Marie à l’Annonciation.

Se recentrer sur l’essentiel

C’est là que l’Avent déploie sa dimension pédagogique, si du moins nous sommes disposés à le vivre dans ce qu’il est vraiment : non pas d’abord le temps de la préparation matérielle de la fête de Noël, mais un appel à nous recentrer sur l’essentiel, la venue du Sauveur qui désire tant nous rejoindre dans nos besoins les plus intimes et nous combler de sa joie.

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Qui pourra vraiment accueillir Jésus à Noël ? Ceux qui, comme il y a 2000 ans lui ouvriront la porte et lui feront un peu de place.

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